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HITLER ET LES FEMMES |
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Hitler, on le sait, avait un faible pour les aryens et les aryennes. Les blondes aux yeux bleus l'ont toujours troublé. Parmi celles-ci, la splendide Inge Ley, danseuse et actrice, épouse d'un soudard brutal nommé Robert Ley, chef du Front du Travail, développa une vive admiration pour Hitler et s'enfuit un soir du domicile conjugal pour se réfugier auprès de Hitler à l'Obersalzberg, cette montagne où Hitler fit construire à partir de 1935 son fameux nid d'aigle. En 1940, elle écrivit une lettre d'adieu à Hitler et se suicida. Les pires spéculations ont toujours circulé sur leurs relations et sur les causes de son suicide. ![]() Le Fuhrer d'argile.
Cette caricature en porcelaine de Hitler date des années 30. Elle a été mise en vente aux enchères en Angleterre pour 1500 Livres en 2002. J'ignore le prix atteint mais je trouve qu'elle résume à merveille l'ambiguité d'Adolf Hitler, passé de jeune homme timide et pudibond à pervers maniaque et maso en moins de 10 ans grâce à une guerre, des échecs professionnels et de trop nombreuses mauvaises lectures et influences.. Ne serait-ce pour les millions d'êtres humains que sa folie meurtière a envoyé à la mort, on se sentirait presque désolé pour lui. Une autre suicidaire proche de Hitler fut l'actrice Renata Mueller pour lequel Hitler a eu une sérieuse attirance. La jeune femme raconta un jour à son metteur en scène Adolf Zeissler qu'un soir Adolf, avant de se mettre au lit avec elle, lui avait demandé de le rouer de coups de pieds ce qu'elle finit par faire à contre-coeur mais avec un tel talent qu'Adolf en fut terriblement excité. Cette expérience sado-maso la laissa profondément troublée car on la retrouva quelque temps plus tard morte sur le trottoir, vingt mètres plus bas que la fenêtre de sa chambre d'hôtel. Sa soeur a toujours nié le suicide et maintenu que Martha était morte des... suites d'une opération à la jambe. Elle aurait aussi bien pu prétendre que les sbires du Fuehrer l'avaient défênestré et cela aurait été plus crédible.
Une troisième suicidaire est Maria "Mitzi" Reiter, fille d'un des fondateurs du parti social-démocrate. Mitzi Reiter semble avoir été infatuée de Hitler au point d'en perdre la tête. Elle rencontra Hitler en 1926 dans les jardins du Kurpark et le visita fréquemment à son domicile. En 1930, elle se maria à un aubergiste d'Innsbruck qu'elle quitta pour retourner auprès de Hitler après le suicide de Geli. A nouveau, Hitler refusa le mariage et elle se remaria avec le SS Georg Kubish qui fut tué sur les plages de Dunkerque en 1940. Hitler lui envoya 100 roses rouges mais ils ne se virent plus. Après la guerre, elle vécut pendant quelque temps avec la soeur de Hitler, Paula. Une infatuée encore plus étrange et inattendue fut Martha Dood, fille de l'ambassadeur américain à Berlin, le Pr. William E. Dodd, qui ne cachait pas qu'elle était amoureuse du Fuehrer et fut souvent invitée à prendre le thé à des réceptions données par Hitler. Goering pour l'en éloigner fit courir le bruit qu'elle était "rouge" et la rumeur veut que, de dépit, la jeune femme ait tenté de s'ouvrir les veines. L'affaire a été étouffée. Remises de ses déceptions nazies, elle épousa ensuite un millionaire juif, se reconvertit dans le Gauchisme et attira l'ire du sénateur McCarthy au point de devoir fuir les Etats Unis et trouver refuge d'abord à Cuba, ensuite en Europe de l'Est. Elle mourut en 1990. Sa passion hitlérienne affligea son cher Papa beaucoup plus lucide que son rejeton car, en 1937, il dénonca "une clique d'industriels américains prêts à tout pour imposer un état fasciste à notre démocratie et collaborant étroitement avec les régimes fascistes en Italie et Allemagne. .... Certaines de nos plus puissantes familles aux Etats Unis sont extrêmement proches du régime nazi. " Autre conquête de Hitler, selon les aveux de l'interessée elle-même, la belle Magda Goebbels, femme du propagandiste en chef de la clique nazie, à qui Adolf aurait même donné un fils, Helmuth né en 1934. Prête à tout pour arriver au sommet, Magda aurait pratiqué le chantage et aurait épousé Goebbels par pure ambition. La plus célèbre et sans doute la plus "glamourous" des égéries de Don Adolfo fut la séduisante Leni Riefensthal, danseuse de son état, devenue cinéaste officielle du parti nazi. Elle aussi aurait passe quelques nuits à la Chancellerie mais a toujours refuse -selon ses dires- les timides avances de Hitler. Forte femme, equilibrée, ambitieuse, Leni n’était pas de la pâte qui se laisse modeler par la main tordue de Hitler. Elle tira bien des avantages de la proximité du Grand Chef, notamment des interviews et des
documentaires devenus célèbres, mais sans devenir sa maîtresse ou sa victime. Elle lui a survécu plus de 50 ans
et a connu une vie pleine et riche quoique très controversée.
Dans la triste lignée des "amies" suicidées ou assassinées du Führer, elle est l'exception qui confirme la règle : pour survivre, éviter de tomber sous le joug pervers de l'individu.
Angelika "Geli" Raubal, nièce et maitresse de Hitler, se suicidera avec le flingue de son amant. Elle en avait assez de la réclusion et de "l'accroupissement" permanents auxquels il l'assujetissait. A moins que Hitler l'ait flinguée parcequ'elle comptait le plaquer. Elle avait 23 ans.Celle qui paiera très cher le fait de devenir même officieusement sa maîtresse sera la fille de sa demi-soeur Angela, la jolie et appétissante Angelika Raubal, dite Geli. On entre la dans le domaine lugubre des relations incestueuses et sulfureuses car si Geli était une jeune femme saine et pleine de vie, elle ne va pas le rester longtemps. Venue vivre à Munich avec sa mère en 1924 pour tenir la maison d’ Adolf, elle va devenir en 1927 la maîtresse de l'homme fort du parti qui prend de plus en plus d'assurance sur les hommes et les jeunes et innocentes vierges. La liaison prendra rapidement la forme d'une quasi-séquestration dont la pauvre enfant qui a alors 23 ans souffrira énormément.Hitler sera très amoureux. Trop sans doute. La réclusion permanente, la jalousie qui parait être un des traits de caractère les plus marqués chez Hitler et les obsessions sado-masos de son amant finiront par la dégoûter de la vie. Walter Langer se dira, dès 1943, persuadé que Hitler la soumettait à des séances de défécation et d'urine répétées ce qu'elle aurait d'ailleurs confirmer en déclarant qu'Adolf voulait la voir "s'accroupir sur lui de façon à ce qu'il puisse tout voir". Dans son livre sur les femmes de Hitler toutefois, Knopp laisse arbitrairement de côté les amours de Hitler et de Geli Raubal au motif qu'elles étaient "platoniques". Un bien curieux parti-pris. En tout état de cause, bien des témoignages de la vie sexuelle du bel Adolf tendent à montrer qu'il ne faisait pas l'amour avec ses partenaires mais les soumettait à des séances d'un genre spécial difficilement qualifiables de "platoniques". Pour se soustraire aux pratiques de son célèbre amant, elle aura un flirt avec le chauffeur de Hitler, Emile Maurice. Hélas, Hitler, jaloux de l'intérêt de Maurice pour Geli, se séparera de son chauffeur, un Huguenot, français d'origine, sans grande éducation. Par vengeance, il va confiner Geli à sa chambre où, lasse de cette existence, elle se tirera finalement en septembre 1931 une balle dans la tête avec le pistolet de son bourreau ce qui fit naître des accusations de meurtre. Hitler en sera très affecté et en serait devenu végétarien, selon le Dr. Giesing, son ORL. Il montrera peu d’intérêt pour de nouvelles et glorieuses aventures avant de rencontrer l'assistante de son photographe personnel, la belle et stupide Eva Braun en 1932. Selon le romancier américain Ron Hansen qui a publié en 1999 un très intéressant roman historique (Hitler's niece, c/o HarperCollins) sur la liaison de Hitler et de "Geli", Eva Braun serait devenue la maitresse de Hitler durant la liaison avec Geli. Le portrait psychologique du Chancelier établi par Ronsen est fascinant de précision et vraisemblablement de vérité. ![]() Une beauté germanique aux joues bien rebondies, Eva Braun (1912-1945) vivra 12 ans dans l'ombre et le sillage d'un pervers porté sur des pratiques sexuelles assez dégoûtantes. Un miracle qu'elle n'ait pas tenté de se suicider une troisième fois avant la dernière et la bonne en 1945. Toutefois, quand on sait le luxe dans lequel la maitresse du Führer vivait, on comprend mieux sa longue capacité à endurer les fantasmes de son idole à supposer même qu'après la mort de Geli, Hitler ait encore été porté sur des pratiques sexuelles peu orthodoxes.Eva, assistante du photographe officiel du parti Heinrich Hoffmann (carte NSDAP No 427), homosexuel notoire et atteint de gonorrhée, et sa soeur Gretl seront proches de Hitler jusqu’à l’écroulement du Reich. Les deux soeurs se ressemblaient étrangement. Eva, qui avait déjà tenté un suicide en 1932, rencontra Hitler en 1929 et devint sa maîtresse en 1932, peu de temps après un second suicide raté et opéré, semble-til, pour attirer l'attention de Hitler, déprimé par la mort de Geli. Elle réussira la troisième toutefois à moins que ce soit Hitler lui même qui l'ait "suicidée."
Les collectionneurs s'arrachent encore les dessous brodés d'Eva pour des sommes astronomiques, la culotte ci-dessous était en vente en mars 2003 pour 1300 dollars.
Selon le Dr Theo Morell, médecin privé de Hitler, Eva et son amant avaient des relations sexuelles de
temps a autres mais dormaient dans des chambres séparées. Peu intelligente, frivole, immature, elle sera
une compagne docile et soumise, heureuse de collectionner les lingeries de soie et les boites a bijoux. Une parfaite et jolie idiote. Elle s'installera a la Chancellerie en décembre 1939 et restera aux cotés de
son amant jusqu’à a fin. Peu de gens étaient au courant du concubinage de Hitler et de Fraulein Braun
et ce n'est qu'en 1945 qu'on apprit officiellement l'existence de cette liaison. Elle aussi fut la recluse de son amant.
Toutefois, dès 1943, Walter Langer expliquait dans son rapport a Bill
Donovan, patron de l'OSS, qu'un des garde-du-corps du Führer se serait jeté par la fenêtre parcequ'il était amoureux d'Eva mais n'osait venir chasser sur les terres du patron.
S'agissant de la nature réelle des activités sexuelles de Hitler, les conjectures sont de mise. D'aucuns -telle Marlene Dietrich- prétendirent qu'il était un "dud in the bag", d'autres comme Langer un pervers porté sur la scatologie et l’analité, d'autres un homosexuel refoulé, voire pas refoulé du tout et qu'il aurait été l'amant de Roehm,
chef de la SA, d'autres encore impuissant. ... On ne prête qu'aux riches et aux fous. Penser une seule seconde que Hitler ait pu être l'amant d'un type aussi repoussant que le chef des SA est faire preuve, à mon sens, d'un grave manque de connaissance de la psychologie hitlérienne. Roehm et ses hommes de main dégoûtaient Hitler mais aussi longtemps qu'il a eu besoin d'eux, il les a supportés. Le jour où la SA est devenue une menace, il les a liquidés. Et le pire, c'est qu'il semble en avoir été affecté, preuve supplémentaire de l'affectivité maladive du Führer.
A en croire toutefois, les témoignages des Frauleinen Mueller et Raubal, qui se sont toutes deux suicidées, Don Adolfo avait des moeurs spéciales et ses érections devaient être encouragées de bien curieuse façon. Le Dr Theo Morell administrera à son patient par voie intraveineuse de nombreuses doses de Orchikrin et de Prostakrinum
utiles pour combattre l’hypoplasie génitale (petitesse anormale d'un organe sexuel, testicule ou prostate), la dépression et des injections de Testosterone pour renforcer des caractéristiques viriles déficientes.
Cela dit, les cabinets de psy sont bourrés de mâles respectables, parfois décorés de la légion d’honneur, qui ne peuvent être en érection que lorsqu'ils sont battus et humiliés ou lorsqu'ils se livrent à des actes de voyeurisme : comme eux, Adolf aimait voir des films pornos, feuilleter des tabloïds caricaturaux tel "Der Stürmer" de Julius Streicher, le plus formidable agent de propagande anti-juive des années 20-40.
Rausching déclarera que "rien dans son entourage est normal, naturel et vrai. Rien n'a la franche ouverture d'un instinct naturel," une ambiance que dépeint à merveille Ron Hansen dans "Hitler's niece". Certains membres du parti démissionneront sur la base de tels sentiments : le capitaine de corvette Hellmut Karl von Mueke, héros de 1914-18 et marié à une américaine, quittera le parti après l’arrivée au pouvoir de Hitler qui le dégoûtait.
C'est pour purifier, notamment à la demande de Goebbels, l'ambiance générale que Hitler se résignera au déclenchement de la "nuit des longs couteaux" (29 juin 1934) au cours de laquelle Ernst Roehm, chef de la SA, et des centaines de membres de la SA furent exterminés par les SS de Himmler. Une autre explication de ce massacre fait valoir que les SA étaient bien plus à Gauche que le reste du parti et que leur poids politique devenait une menace pour Hitler et ses supporters patronaux. Les deux motifs sont sans aucun doute exacts.
Tant et si bien qu'on peut se demander si les perversions sexuelles de Hitler, même si elles ont contribué à pousser au suicide deux jeunes femmes, étaient pas moins nocives que ses ambitions politiques au nom desquelles il était prêt à tout sacrifier.
Difficile dans ces conditions d'avoir une vie sexuelle heureuse, de trouver son état d'érection aisément et de ne pas être tenté d'explorer des voies nouvelles, doivent-elles être anales ou masochistes. En tout cas, la vie sentimentale du bel Adolf a été à l'image de sa psyché : chaotique et destructrice. On a presque envie de plaindre ce pauvre type mono-testiculard qui avait du mal à bander et semblait incapable de jouir simplement.
Cela dit, on ne peut empêcher certains de penser, comme Guido Knopp, que les problèmes de Hitler avec les femmes venaient de l'idée mystique de son destin et d’une dévotion à la politique. On ne prête qu'aux fous et aux riches. Les autres ne sont pas intéressants.
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