Et pourquoi pas zoophile ? La réponse est négative. Toutefois, certains doutent et d'autres affirment
avec force leur conviction de l’homosexualité de Hitler, livres et sites internet à l'appui. On ne prête
qu'aux riches et il faut bien admettre que la vie du Fuehrer est tellement pleine de contradictions, de
mensonges et de zones de flou que la vérité historique n'a pas la tâche facile d'autant plus qu'il est
tentant de mettre tous les crimes de Hitler sur le dos d'un "anormalité" sexuelle. C'est aller un peu vite en besogne...
Une fois qu'il est rangé dans la catégorie "gay" ou "mono-couillard"(ce qu'il était selon le rapport
d'autopsie des médecins soviétiques en 1945), Hitler n'a plus de mystères pour les homophobes et pour
les machos. Tout s'explique. Voici en tout cas la chanson à la mode en 1939 à Londres :
"Hitler, he only had one ball,
Goering, he had two but very small,
Himmler had something simmler,
But poor old Goebbels had no balls at all."
En réalité, la personnalité d'Hitler fut extrêmement complexe, tiraillée entre le bien et le mal au delà du
commun, avec un penchant très prononcé pour le mal après la première guerre. Dans les tranchées et sous les obus, une nouvelle morale hitlérienne va naître et grandir et elle n'aura pas grand chose à voir avec la morale bourgeoise ou chrétienne, ni avec la morale hitlérienne des années de galère à Vienne. Ce sont les obus qui ont accouché du Fuehrer et non pas ses tiraillements sexuels.
Tout porte à croire en effet que Hitler n’était pas très porté sur la "Chose", comme on dit
pudiquement, surtout si, selon les médecins soviétiques qui ont fait son autopsie, il était mono-couillard. Les membres de son entourage immédiat, interrogés après la guerre par les alliés,
diront qu'ils n'ont aucune doute qu'Hitler et Eva avaient une vie sexuelle normale, quoique sans doute
limitée et peut-être particulière, mais personne n'a jamais eu les confidences de l'un ou l'autre.
Les seules belles érections dont Hitler semble avoir été capable furent celles du bras. Elles impressionnaient par leur durée l'ambassadeur anglais à Berlin qui suspectait un truc. Il y en avait probablement un.
Adolescent, il se montrait timide avec les femmes, peu enclin à prendre l'initiative, effrayé à l'idée de contracter des maladies vénériennes, notamment la syphilis, véritable fléau de l’époque. Selon ses rares amis d'alors, il aurait eu des "vues décentes" sur les femmes. Ce que ce terme signifie dans la bouche de ses auteurs reste à préciser, mais on peut estimer, dans le contexte des années 1900, qu'Adolf Hitler nourrissait des vues traditionnelles, bourgeoises, catholiques :"les femmes à la cuisine, à l’église
et accessoirement dans la chambre à coucher pour la procréation." Bref les trois "K" de la fameuse trilogie germanique, Kuchen, Kirche, Kindern.
Du coup, certains y voient une prédisposition à la pédérastie qu'ils vont s'empresser de confirmer par le fait que Hitler a vécu longtemps dans un asile de nuit où les homosexuels étaient nombreux. La Vienne d'avant-guerre était bourrée d'artistes dans le besoin et d'homosexuels. Beaucoup, tel Hitler dans la gêne, couchaient dans ces asiles. Les mêmes fanatiques de l’homosexualité hitlérienne diront qu'Adolf semblait plus à l'aise en compagnie de gays que des femmes. Rien d’étonnant de la part de quelqu'un
qui a manifestement un peu peur des femmes, qui manque de confiance en soi et n'est pas doté des besoins d'un étalon. Les homosexuels le rassuraient, ils n'étaient pas une menace pour lui et le Hitler viennois -qui n'a rien à voir avec le Hitler de 1919- s'est sans doute plu en la compagnie de ces êtres, alors considérés comme part d'un "quart-monde".
Hitler lui même après la mort de sa mère et avec les années de pauvreté dans une Vienne, remplie d'aspirants artistes en compétition les uns avec les autres, s'est souvent ressenti comme tel : "un chien, un déclassé." (in Mein Kampf).
Ses réactions l’incitèrent vraisemblablement alors à trouver une sorte de communauté intellectuelle et affective dans des êtres facilement mis au ban de la nation et à ne pas les rejeter. Des rapports de police de l’époque le classent d'ailleurs comme "déviant sexuel" . Sur la base de quelles informations ? On l'ignore. Il est probable lorsqu'on sait comment travaillent les Renseignements Généraux que de tels rapports ont été établis sur la base de dénonciations, de suppositions, de racontars
et autres préjugés qui avaient besoin d’être confirmés par une authentification policière.
En tout cas, il soutiendra toujours a son ami Kubizek, avec qui il vivra dans une chambre pendant plus d'un an avant de devoir dormir dans un asile de nuit, que "l’homosexualité est contre-nature." On ne saurait entretenir des vues plus orthodoxes, bourgeoises et conventionnelles sur le sujet, surtout si l'on admet que la sodomie est loin d’être l'apanage exclusif des homosexuels, idée qui apparemment n'effleurait pas le cerveau du grand homme.
A vrai dire, sous ses penchants d'artiste et en dépit de ses grandes ambitions architecturales, le jeune Adolf fait preuve- dans ses années de bohème- d'un
conformisme affligeant. Certains auteurs diront que c'est précisément parcequ’il avait peur de ses tendances homosexuelles profondes qu'il était amené à rejeter l’homosexualité comme contre-nature. Il y a toujours des gens pour vouloir faire de vous un membre de la confrérie comme il y en a qui veulent faire de nous tous des Juifs... A l'adolescence, lors de la découverte de la sexualité, beaucoup d'individus ne savent pas trop de quel côté pencher : ce n'est pas parcequ'on refoule une homosexualité bien plus naturelle qu'on veut le croire qu'on va se mettre à hair les homosexuels et décrêter que l'homosexualité est contre-nature.
Personnellement, je vois dans ce conformisme profond la raison de ses échecs artistiques et l'origine des volte-face stupéfiantes qu'il accomplira au cours de son séjour a Vienne et après la guerre pour devenir un petit dur, un héraut de la force brute et violente, l'apologiste de la non-compassion et le pourfendeur fanatique des faibles, des malades, des incurables, y compris des Juifs en qui il verra une vermine sur le corps social.
Hitler était en réalité un bon petit-bourgeois gâté par sa Maman, doté de vues hyper-traditionnelles, incapable de dépasser le cadre d'une approche orthodoxe : il verra toute innovation intellectuelle, artistique et conceptuelle comme une menace à son intelligence et ses facultés d'imagination qui sont minces. La haine qu'il vouera a l'Art Nouveau et à Kandinski, ce réfugié juif russe, qui vit à Munich en
même temps que lui, qui se permet de lancer un mouvement artistique nouveau et révolutionnaire et - comble de l'ironie et de l’injure- se permet de réussir, prouve plus que nécessaire que Hitler était un être médiocre. Médiocre, envieux et jaloux. Il écrira un jour a Kubizek qu'il a du mal à supporter de le voir "prêter attention a tous ces gens qui l'entourent." Etudiant au Conservatoire de Musique, Kubizek en effet réussira fort bien dans ses études alors que Hitler est rejeté des Beaux Arts.
D'aucuns prétendront que, dans les tranchées de 1914-1918, il se serait livre à des pratiques
pédérastiques et que c'est pour cette raison que le caporal n'aurait jamais été promu au rang de Sous-of. Il faut être sérieux. La vraie raison de la non-promotion de Hitler a été donné par un de ses officiers supérieurs :"Je ne vois pas pourquoi je donnerai du galon à ce névrosé', dira-t-il un jour.
En outre, pendant le conflit, les soldats -surtout ceux du front- se livrèrent à des pratiques sexuelles telles que la pédérastie pouvait faire figure de péché véniel.
Dès 1933, l'institut de sexologie de Hirschfeld sera attaqué par les SA, des milliers de livres et photographies brûlés en autodafé et Hirschfeld, alors en France, choisira prudemment de ne pas retourner en Allemagne.
Selon le sexologue allemand Magnus Hirschfeld, les soldats des tranchées pratiquèrent la masturbation sur une telle échelle que certains finirent par considérer "leur main droite comme leur femme". Un docteur australien sur le front italien estima que 10% des hommes de son régiment se livraient à la zoophilie, notamment les hussards hongrois avec leurs juments. Réduits à l’état de bêtes, les hommes n'avaient pas grand mal à
considérer leurs propres chevaux comme d'admissibles partenaires sexuels.
Dans l'Allemagne du Kaiser, la continence propre à la vie des tranchées était considérée au début du conflit comme "une occasion de sublimation et de produire le meilleur de l'homme." Freud et surtout les réalités de la guerre remettront les propagateurs de telles idées a leur place.
Magnus Hirschfeld dut un jour, pendant la guerre, donner son avis de sexologue sur le cas d'un caporal bavarois qui avait eu un rapport sexuel avec une truie. L'homme fut arrêté et assez sévèrement puni mais sans que l'incident provoque l'indignation de ses camarades qui en rirent.
Après la guerre, rapportera Magnus Hirschfeld, des milliers de soldats devinrent impuissants ou ne purent jouir d'une érection durable, sans parler des troubles du comportement. Dès 1916, le sexologue allemand H. Fehlinger écrira que "la sexualité des hommes du front est totalement annihilée". Dans ces conditions, il parait vraiment mesquin -pour dire le moins- d'imaginer que Hitler ait échappé a la règle.
En outre, il est peu probable que, pris en train de se masturber ou de masturber un camarade-soldat, Hitler ait pu être la victime de l'ire pudibonde d'officiers supérieurs furieux de constater que l'homme de troupe était pas sublimé par la continence et la dévotion à la mère-patrie. En effet, un officier austro-hongrois a rapporté à la fin de la guerre qu'après s'être masturbé en public, un soldat bosniaque avait
été envoyé en permission pendant 15 jours auprès de sa femme et qu'il en était revenu tout joyeux et plus que jamais prêt au combat. Même dans l'Europe puritaine de 1914, les officiers supérieurs pouvaient admettre et comprendre certaines pratiques, surtout dans le contexte effroyable de la guerre.
Et cela d'autant plus qu'à côté de la masturbation et de la zoophilie, plus graves pour la psychologie des soldats, trônaient les plaisirs de la "culture anale" et la régression infantile. Ce furent des pratiques compensatoires très souvent mises en oeuvre par les soldats. Erich M. Remarque, dans "A l'Ouest, rien de nouveau (1929), fera savoir au monde à quel point les sujets annaux vont cesser d'être tabous au front
et combien les hommes éprouveront de plaisir à parler de "cul" au premier sens du terme. Ce n'est pas une surprise si Goebbels et Himmler ordonneront la destruction du livre.
En 1936, Heinrich Himmler, chef des SS, créa un "Bureau Central du Reich pour combattre l'homosexualité et l'avortement" qui dépendait directement de la Gestapo.
L’avocat-poète Martin Beradt (1881-1949), dans "Schipper au front", décrira des dîners entre officiers
ou les plaisanteries et les blagues scatologiques devenaient si chargées d’excréments qu'il lui devenait
impossible de continuer à manger. Il semble, d'après les réactions de ses camarades, que Beradt fut une
"âme délicate".
Au front, déféquer deviendra un sujet courant de conversation entre les soldats, s'accroupir en public
dans des latrines ouvertes a la vue de tous un acte normal et jouissif : beaucoup d'entre eux
construiront même leur petite boite défécatoire sur laquelle ils resteront accroupis pendant de longues
minutes, loin des horreurs de la guerre. Au front, déféquer va devenir un plaisir subtil et non pas une
fonction biologique sale dont on s'acquitte rapidement et presque avec honte.
Quant à l'infantilisme, il sera encore plus fréquent et sera une source échecs conjugaux massifs après la
guerre : le retour a l'enfance par des rêves constants, le refus du présent et la fuite éperdue vers le
passé, notamment celui ou la mère était présente et réconfortante vont ruiner l’équilibre psychologique
de centaines de milliers de jeunes gens fragiles, peu éduqués et rustres. Faudra-t-il s’étonner que les
mêmes deviennent, dix ans plus tard, la proie des vociférations chargées de sexualité d'Adolf Hitler ?
En tout cas, cette régression infantile s'accompagnera du refus du travail, d'une incapacité à se réajuster
au monde du boulot et de ses conflits, voire à la vie conjugale normale qui a ses exigences et ses
conflits. Apres la guerre, des milliers de femmes se plaindront d'avoir récupéré non pas un mari mais
un adolescent soufrant d’éjaculations précoces.
Or Hitler, notamment après la prise du pouvoir, s'est totalement désintéressé, au grand dam de son
entourage et de ses généraux, de tout travail soutenu et ne manifesta plus de l’intérêt que pour
l'architecture et les discours, dont on sait trop quelles proportions monstrueuses ces deux disciplines
prendront sous son emprise.
Raushning dira que -loin d’évoquer une diarrhée verbale- les discours enflammes de Hitler le faisaient
songer à un "lavement oratoire." Une très bonne image. Hitler, le tribun, se purgeait de tous ses
excréments intérieurs, réels ou supposés, en s'administrant des discours qui portaient les foules au
paroxysme et à l'orgasme.
La photo ci-contre, qui montre un des gestes familiers de Hitler au cours d'un discours sur le
rapprochement entre le Socialisme
et le National-Socialisme se passe de commentaires. Ceux qui n'y voient pas le sexe d'une femme doivent être aveugles.
Enfin, après la Nuit des Longs Couteaux en 1934, le parti commencera le fichage systématique des
homosexuels connus. Le 11 Novembre 1936, en référence à la même Nuit, Hitler affirma dans une
allocution sur les dangers racio-biologiques de l'homosexualité que, lorsqu'ils se sont présentés, "nous
n'avons pas hésité à abattre cette peste par la mort, même entre nous," faisant ainsi allusion à
l'assassinat de Ernst Roehm. En 1938, Goebbels attaquant l'immoralité de l’église catholique déclara
qu' "en 1934, des personnes qui voulaient faire dans le parti ce qui se fait dans les couvents ou entre
prêtres, c'est à dire répandre cette immoralité à l'intérieur, furent tuées... Comme nous devrions être
reconnaissants au Führer d'avoir extirpé cette peste !"
En septembre 1935, un an après l'assassinat de Röehm, les lois de Nuremberg vont "protéger la nation
allemande jusqu'à la fin des temps" en préservant le sang allemand de toute contamination. La "loi de
protection du sang et de l'honneur allemands" punit même l'intention homosexuelle.
Ernst Roehm, chef des SA, fut liquidé par les SS sur ordre de Hitler. Qui peut croire que ce type fut l'amant de Hitler ?
Et Hitler
d'ajouter, le 30 janvier 1939 : "il y a cinq ans, quelques membres du parti se souillèrent de fautes
infamantes et pour leurs crimes ils furent fusillés."
En 1939, 24 450 homosexuels allèrent en camp de concentration.
R. Diels, fondateur de la Gestapo, rapporte dans ses mémoires qu'Hitler voyait la vraie cause de la
décadence de la Grèce antique dans la pédérastie et estimait en réalité que que "les dégénérés doivent
être éliminés pour la pureté de la race".
Tout cela fait de Hitler un terrain favorable pour l'impotence, les érections difficiles, les séances de
défécation avec Geli Raubal et les éjaculations verbales interminables, pour compenser peut-être la
précocité d'autres éjaculations et fertiliser son antisémitisme, ce poison qui raisonnait dans ses veines.